Gangrene

13 Mai - 15 Juillet 2016 - John Haverty

« Gangrene », John Haverty, 2017. Vues de l’exposition

  • A propos de John Haverty
  • Carton de l’exposition :

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7, rue Michel Rodange
L-2430 Luxembourg
Grand-Duché de Luxembourg
Horaires: Mer, Ven 10h-18h, Sam 14h-18h & sur rendez-vous
Fermée entre deux expositions et pendant les vacances scolaires

English

Similar to shamanism, the painting of John Haverty bears within it a highly visible introspective force. “Each painting is a personal journey for me”. Attached to the retro albums of the 1960s-80s and to skateboard and hot-rod culture, the artist combines his interests with his travel, “but I prefer everyone to look at my art for themselves, develop their own opinion and bring their own imagery to my work.”

Whimsical, strange, magical, beautiful or ugly, it all depends. As John Haverty explains, “I get lost when I work. I’m like a curious child in a land of psychedelic wonders.” His pens can spend hours on details and lines that hypnotise him. Each line or dot is important to him, making his work a complex painting. But the idea guiding him is rarely complete: “Every day is different. The creative process is full of unknowns. As every day is different, every mood is different.” Later, contemplating the finished piece, he returns to the feelings and thoughts that passed through him during the journey. “I have photos that show the reality of my past. But my paintings show the feelings of my past.”

That’s how his monumental project Gangrene emerged, a giant painting begun in 2013. “My art, like the infection, is a collage that continues to grow organically. Gangrene presents an ambiguous visual feast that sheds light on problems vexing society…”
Gangrene is a visually violent work that grips the eye. Most of the paintings making up the fresco were created in the artist’s twenties, an unsettling period full of frustration for many people, and his paintings radiate many of his feelings. But John Haverty does not consider himself an angry person. The reasons for this violence lie elsewhere: “As a teenager, I watched a lot of horror films. The thrill of being terrified and a love of the classic monsters are mixed with my journeys, and influence me a lot. My beach house in Cape Cod is pretty sinister, and sometimes I feel as if I am in the presence of spirits. I think all that interests me in a way.”

With his monumental work, the painter produces immersive works that draw the viewer in both psychologically and physically. “I find it hard to explain my paintings in words. For me, the interest is visual. My goal is to grab the viewer’s attention for more than a few seconds.”

Français

Proche du chamanisme, la peinture de John Haverty porte en elle une force introspective ultra visible. « Chaque peinture est un voyage personnel pour moi ». Attaché aux albums rétro des années 60-80, à la culture du skateboard, et à la culture Hot Rod, l’artiste mélange ses intérêts avec ses voyages, « mais je préfère que chacun regarde mon art par lui-même, développe son propre opinion et apporte son imagerie autour de mes œuvres ».

Lunatiques, étranges, féériques, beaux, ou laids, tout dépend, les dessins de l’artiste John Haverty le racontent, « quand je travaille, je me perds. Je suis comme un enfant curieux dans un pays des merveilles psychédéliques ». Ses stylos peuvent ainsi passer des heures sur des détails, des lignes qui l’hypnotisent. Chaque ligne ou point est important pour lui, faisant de son travail une peinture complexe. Mais rarement l’idée qui le guide est complète, « chaque jour est différent, il y a de l’inconnu dans le processus créatif. Comme chaque jour est différent, chaque humeur est différente ». Plus tard en contemplant la pièce finie il retrouve les sentiments et pensées qui l’ont parcouru durant ce voyage, « j’ai des photos qui montrent la réalité de mon passé. Mais mes tableaux montrent les sentiments de mon passé ».

C’est un peu comme ça qu’est apparu son projet monumental, ce tableau géant qu’il a commencé en 2013 : Gangrene. « Mon art, comme l’infection, est un ensemble qui continue de croître organiquement. Gangrène présente un festin visuel ambigu, qui met en lumière des problèmes embarrassant la société… ».

Grangrene est une œuvre visuellement violente, qui capte l’œil fortement. La plupart des peintures qui constituent la fresque ont été créées dans sa vingtaine, une période déroutante et pleine de frustration pour beaucoup de gens, et ses peintures émettent beaucoup de ses sentiments. Pourtant John Haverty ne se considère pas comme une personne en colère, les raisons de cette violence viennent d’ailleurs, « ado, je regardais beaucoup de films d’horreur. Le frisson d’être effrayé, et l’amour des monstres classiques, sont mélangés à mes voyages et m’influencent beaucoup. A Cape Cod, ma maison du bord de plage est plutôt sinistre, parfois je sens que je suis en présence d’esprits. Je pense que d’une certaine façon tout cela m’intéresse ».
Par son travail monumental, le peintre donne à voir des œuvres immersives devant lesquels le spectateur s’implique autant psychologiquement que physiquement. « J’ai du mal à utiliser les mots pour expliquer mes peintures. L’intérêt pour moi est visuel. Mon objectif est de capter l’attention du spectateur plus qu’une poignée de secondes ».

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