Expositions à venir

1er Mars 2018 - 21 Avril 2018

François Malingrëy
« The Mockers »

François Malingrëy est né en 1989 à Nancy. Fils d'illustrateur, il est diplômé de l'Ecole des Arts Décoratifs de Strasbourg depuis 2013. Il a développé une technique figurative qu'il utilise pour dépeindre un monde qui reste étrange malgré son réalisme et obéit à ses propres lois : de manière récurrente, ses œuvres sont peuplées de personnages anonymes, souvent dénudés, évoluant dans des cadres non identifiés, tout occupés à la banalité d'une vie où il ne se passe que peu de choses. Une impression de drame sourd pourtant alors que jamais aucune tragédie ne se joue dans ses toiles. Les atmosphères sont lourdes et silencieuses, les tons assourdis mais profonds, les chairs pesantes.

Malingrëy peint des figures banales voire un peu étranges, des déracinés mal dans leur peau qui ne cachent pas leur misère. Leur mal-être transparaît dans le refus du contact visuel : perdus dans le vague dévorant de leurs pensées, ils ne regardent pas le spectateur, inconscients d’être portraiturés et fixés pour l’éternité par le pinceau du peintre. Leur nudité revêt un aspect symbolique, elle est le signe de la banalité, de la faiblesse de la condition humaine, mais aussi de la vérité de cette condition : il n’y a pas d’apparence ici, l’homme ne peut se cacher derrière ses atours. Ainsi glorifiés avec ironie, ces êtres sans nom n'en apparaissent que plus saisissants et martyrs de leur propre existence.

Récompensé au Salon de Montrouge en 2015, François Malingrëy a été exposé au Palais de Tokyo en décembre 2015 et janvier 2016.

La Moqueuse et les Suiveurs, 2018, Huile sur toile, 200 x 235 cm

28 Avril 2018 - 23 Juin 2018

Jarik Jongman
Lauréat du Luxembourg Art Prize 2017
"Chaos and uncertainty"

Dans son œuvre, tout au long de ces années, il a été fasciné par les notions de fugacité, d'ontologie, de religion et d'histoire. Nombre de ses œuvres impliquent l'architecture sous l'une ou l'autre forme : chambres de motels, salles d'attente et bâtiments délabrés, souvent dépourvus de présence humaine, causant fréquemment des sentiments de nostalgie et de contemplation, avec sans doute une touche de miraculeux ou de surnaturel.

Dans son dernier travail, conçu spécialement pour le Luxembourg Art Prize 2017, il se concentre sur ce qu'il perçoit comme étant le principal développement tragique de notre époque. Comme pour tous les changements de paradigme, les bases ont été posées il y a plusieurs décennies et nous assistons à tout ce qui se développe de plus en plus dans un désarroi.

La pression socio-économique, l'immigration, la crise des réfugiés, le terrorisme international et les problèmes climatiques causent de l'anxiété à l'échelle globale. Sous-jacente au sentiment de peur et de manque de contrôle que ces problèmes provoquent, notre société post-vérité émerge, incarnée comme nulle autre par le président actuel des États-Unis.

Il a utilisé le modernisme, ou plus spécifiquement l'architecture moderniste, comme point de départ pour l'idée qu'il incarnait un esprit plutôt utopiste, abritant des visions idéales de la vie et de la société humaines, ainsi qu'une croyance dans le progrès. Le modernisme était très préoccupé par le rapprochement d'une nouvelle forme architecturale et d'une réforme sociale, créant une société plus ouverte et transparente qui croit en la perfectibilité humaine dans un monde sans Dieu.

La montée en puissance de Joseph Staline a poussé le gouvernement soviétique à rejeter le modernisme au motif d'un prétendu élitisme. Le gouvernement nazi d'Allemagne a jugé le modernisme narcissique et absurde, ainsi que les "Juifs" et les "Nègres". Les nazis ont exposé des peintures modernistes aux côtés d'œuvres de malades mentaux dans une exposition intitulée "Art dégénéré". Les accusations de "formalisme" pouvaient mener à la fin d'une carrière, ou pire encore. C'est pour cette raison que de nombreux modernistes de la génération de l'après-guerre ont estimé qu'ils étaient le rempart le plus important contre le totalitarisme, le "canari dans la mine de charbon".

"It’s Gonna be Great, it’s Gonna be Fantastic", Huile sur deux panneaux de bois, 2017, 180 x 244cm

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